Poèmes, haïkus, réflexions, idées, coups de cœur et autres raisons d'écrire un mot ou deux...
23 septembre 2021
20 septembre 2021
08 septembre 2021
T'attendre
22 juin 2021
Bruit de pas
06 juin 2021
Justement
Alors, pourquoi ce sourire ?
13 avril 2021
Refuge
Où tu sais que tu pourras toujours aller.
01 avril 2021
Littoral
Vous avez dans vos cales
Les couleurs des étals
Et les cris des vendeurs.
Pastèques, tissus, alcools à deux sous.
Une foule de sourires
Et l’âme de tant de peuples.
Vous avez la vie des hommes.
Je suis une lumière dans la nuit.
Vous avez dans vos conteneurs
Les heures harassantes des ouvrières esclaves
Pour un linge plus étincelant
D’une simple pression sur un bouton.
Et les écrans trop luisants
Où défilent les héros des enfants.
Vous avez le luxe des hommes.
Je suis une lumière dans la nuit.
Vous avez dans vos voiles
Les vagues de toutes les mers,
Les cris des mouettes et les yeux des poissons,
Les reflets du bois précieux alangui sur le pont
Et le soleil emprisonné dans les lunettes noires.
Vous avez l’horizon des hommes.
Je suis une lumière dans la nuit.
Vous avez dans les yeux
Le sourire de la mort
Qui vous regarde en face
Et vous dit “je t’attends”.
Vous avez dans les mains
Les écueils incertains
Qui tendent leurs bras d’écume
Pour mieux vous décevoir.
Vous avez dans les tripes
La peur de n’être plus,
La peur de ne pouvoir dire adieu
À ceux qui vous espèrent.
Vous avez dans le cœur
Le poids des choses non faites,
Des mots non dits,
Des aubes ratées.
Vous n’avez plus que moi.
Je suis votre lumière dans la nuit.
21 janvier 2021
Déjà ?
Oui, déjà. Déjà deux ans que je n'ai plus rien écrit sous le libellé "Réflexions".
Est-ce à dire que je ne réfléchis plus ? Ce serait aller un peu vite en besogne. Je suis constamment traversé de réflexions. Comme tout le monde. J'enfonce une porte ouverte. Mais depuis bientôt deux ans, je ne me suis plus donné l'autorisation de partager ces réflexions. Est-ce à dire qu'elles ne sont plus dignes d'être partagées ? Ce serait aller un peu vite en besogne. Je ne prétends tout de même pas au Nobel de la réflexion intelligente.
Justement !
C'est ce qui m'a retenu depuis tout ce temps. Le sentiment que ça ne valait pas la peine. Qu'il fallait un Nobel de la réflexion pour que ça vaille la peine de l'écrire. Alors, évidemment, on n'écrit pas. Parce qu'un Nobel de la réflexion, tout de même, ce n'est pas donné à n'importe qui. Donc, silence d'encre.
Dommage.
Je suis passé à côté de plein d'occasion d'écrire. Car il s'agit de cela, in fine. Écrire. M'autoriser à écrire. Et n'en rien attendre. Ça plaît ? Ça intéresse ? J'en suis heureux. Ça ne plaît pas ? Ça n'intéresse pas ? Soit. Mon chemin va par là, je le suis.
Ça fait un peu journal intime, non ? Eh bien ! S'il faut passer par un peu d'intimité pour oser me livrer, je fais fi de la pudeur, pour une fois. Voyons-y comme un exutoire pour toutes les prochaines fois où j'aurai envie de m'exprimer sur un sujet qui pourrait intéresser un peu de monde. De livrer une réflexion que je juge digne de partager. D'écrire pour moi, pour les autres. Je me dis que ça vaut la peine. Et si ça fait réfléchir une seule personne, une seule, sur son propre parcours d'écriture ou de vie, eh bien ! oui, c'est que ça valait vraiment la peine.